Arrestation imminente de Kabila ? Comment l’Occident tente de refiler le sale boulot de Tshisekedi

Il n’aura pas fallu plus de 24 heures pour que le gouvernement congolais réagisse au scandale qui ébranle en ce moment le clan Kabila, impliqué dans une affaire de détournement de fonds appelé désormais l’affaire Congo Hold up. Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi serait-il résolu à punir son ancien allié de la coalition FCC-CACH pour soigner aussi son image auprès de ses partenaires occidentaux et américains ?


Depuis lundi 22 novembre 2021, la ministre de la Justice a demandé qu’une instruction soit ouverte au plus vite pour faire la lumière sur les accusations de détournements de fonds portées contre Joseph Kabila et ses proches.

L’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), qui est une structure de la Présidence de la République, serait engagée, à récupérer les fonds volés au trésor public par la famille Kabila.

« La nouvelle agence anti-corruption du Président Tshisekedi, avec l’aide d’experts américains du secteur privé, va maintenant procéder à la récupération des millions de dollars volés au trésor public par la famille Kabila», a fait savoir Herman J.Cohen, l’ancien Ambassadeur et Secrétaire d’État américain.

Les soupçons de détournements de fonds dans l’entourage de l’ancien président Joseph Kabila, ne sont pas une découverte après les révélations des Panama Papers, de Bloomberg, Global Witness ou du Centre Carter. Mais la colossale enquête « Congo hold-up », menée par un collectif de 19 médias et 5 ONG, révèle de nouveaux cas de fraudes, et surtout décrypte le mode opératoire de ces détournements. Dans les premières enquêtes réalisées à partir de la fuite de plus de 3,5 millions de données bancaires, le montant des sommes détournées par Joseph Kabila et son entourage s’élèverait à 138 millions de dollars entre 2013 et 2018. Des fonds publics qui seraient tombés directement dans les poches de l’ancien président et de ses proches.