Mort du présumé complice de Boy Djinné : Un meurtre maquillé” (Par Adama Gaye)

Abdou Faye, un des complices présumés de Baye Modou Fall dit Boy Djinné, se serait suicidé au commissariat central de Dakar où il était en détention.Il se serait pendu aux grilles du système d’aération des toilettes, avec un bout de fil ou de tissu qu’il aurait dissimulé dans son vêtement, rapporte L’AS.


Toutefois, dans une publication sur sa page facebook, le journaliste Adama Gaye écarte la thèse du suicide et parle de "meurtre maquillé".

"Un meurtre maquillé en suicide. Abdou Faye est mort à la fleur de l’âge. On le disait complice du fugitif prisonnier, Boy Djinné (Diable).

Son “suicide” ajoute a une semaine d’une loufoque et théâtrale traque pour capturer son célèbre compère.

Ä°l est mort, cette nuit, au Commissariat central de Dakar, dans cette cage ou mes…tendres geôliers m’avaient jeté et que je décris dans Otage d’un Etat. C’est un autre signe, le dernier en date, de la faillite de la Justice et de la Sécurité su Sénégal.

Je parie qu’il a été assassiné par les tueurs qui sont désormais aux commandes du Sénégal. Parce que j’ai été pensionnaire de ce lugubre lieu, je peux témoigner que seuls des cerbères ont pu l’extraire de cette étroite et sombre pièce pour aller l’exécuter a l’abri des regards. Avant de présenter son corps…

L’Etat tueur a donc abrégé sa vie. Son suicide n’est qu’un meurtre. De plus. Pas étonnant, nul n’est plus en sécurité au Sénégal. Davantage chez ceux qui sont charges de distribuer la justice, de faire régner l’ordre ou de veiller sur les détenus.

On tue et on facilite les suicides. Sans que personne ne s’en émeuve, sauf quand il s’agit de couvrir les complices de la plume et d’autres sièges du mercenariat -le pays refuserait-il de voir par ou déborde le vase?

Un autre mort. De trop. Combien en faudrait-il encore? La faillite de la justice et celle de la sécurité prolongent celle de l’Etat de droit et de l’économie.

Macky Sall, dépose le bilan, tout est échec étouffant…cette banqueroute est totale."

Par Adama Gaye