Le piège qui attend Laurent Gbagbo à son retour en Côte d'Ivoire.

Après la cacophonie observée autour de l'annonce de la date d'arrivée de l'ex chef d'état et de la poursuite des tournées de mobilisation, l'on assiste à une montée de ton des irréductibles du clan déterminés à imposer un schéma d'accueil populaire à l'ex dirigeant.

 

Ils semblent avoir fini par s'en convaincre, le combat pour la libération de Laurent Gbagbo, c'est d'abord et surtout eux, et à son retour, ce sont eux, les "gardiens du temple" regroupés dans le grand ensemble des Gbagbo Ou Rien ( GOR), qui se doivent légitimement d'entourer le chef. À ses côtés, chacun s'imagine déjà scintiller en se positionnant comme le bras séculier de l'ancien chef d'état.


Quadrillé par ses faucons qui depuis sa chute en 2011, se sont constamment illustrés par un radicalisme inflexible sur la scène politique au point de se mettre en marge de tous les processus électoraux à l'exception de celui de Mars 2021 qui a vu l'organisation des législatives, Laurent Gbagbo ne pourra que difficilement s'affranchir de l'influence de l'aile dure de son parti pour qui il est devenu un gage de survie politique.