L'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a été reconnu coupable !

La Cour pénale internationale (CPI) a reconnu coupable lundi l'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour des massacres de civils et des viols de jeunes filles enrôlées comme enfants-soldats en République démocratique du Congo (RDC). Surnommé "Terminator", Ntaganda, aujourd'hui âgé de 45 ans, a joué un rôle déterminant dans les atrocités commises en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est du pays, région instable et riche en minéraux, ont estimé les juges de la Cour. Viols et esclavage sexuel de mineurs, enrôlement d'enfants-soldats âgés de moins de 15 ans, meurtre d'un prêtre : l'effroi se dessinait sur les visages des personnes présentes dans la salle d'audience du tribunal au fil de l'énumération de la longue liste de violences commises par le Congolais.


Les juges de la CPI, dont le siège est à La Haye, ont déclaré le Congolais coupable de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Outre les crimes sexuels et les massacres, il lui est également reproché d'avoir persécuté des villages entiers et forcé le transfert de la population civile. Ntaganda, qui est apparu à l'audience le visage fermé, vêtu d'un costume sombre et d'une cravate rouge bordeaux, entendra sa peine lors d'une prochaine audience, une fois que toutes les parties auront transmis leurs observations aux juges. Le Congolais, qui risque la prison à perpétuité, peut encore faire appel du jugement.

Féru de chapeaux de cowboy et amateur de bonne cuisine, l'ancien chef de guerre a toujours assuré être un « révolutionnaire » et non un criminel, rejetant son surnom de « Terminator ». Les juges l'ont pourtant reconnu coupables d'avoir exécuté un prêtre de ses propres mains. Selon des ONG, plus de 60 000 personnes ont perdu la vie depuis l'éclatement en 1999 de violences sanglantes en Ituri. Bosco Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC).

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