Martin Fayulu menace d'attaquer le président Félix Tshisekedi !

Ce mercredi 15 mai, l'opposant, arrivé deuxième du classement de la présidentielle du 30 décembre, Martin Fayulu tenait une conférence de presse à Kisangani. Le leader de la plateforme LAMUKA a réitéré son envie pour que le président Félix Tshisekedi et Joseph Kabila soit punis. 



Le candidat à l’élection présidentielle de décembre 2018, Martin Fayulu, donne au président de la République, Félix Tshisekedi, quelques semaines pour "se raviser et rendre le tablier", faute de quoi il compte mobiliser les masses populaires pour parvenir à ces fins. Il s'est ainsi exprimé mercredi 15 mai dans l’après-midi, lors d’une conférence-débat qu’il a animée au Ciné Eros de Kisangani où il séjourne depuis le lundi. 
Devant des étudiants venus nombreux l’écouter, le président du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDE) a repris le message qu'il lance depuis son échec à l'élection présidentielle sur "la vérité des urnes". Martin Fayulu a expliqué d’abord comment, selon lui, les résultats des élections présidentielle et législatives ont été manipulés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

"Nangaa devrait être en prison, il devrait être arrêté, parce qu'il a violé la loi. Il s'est permis de publier les résultats des élections législatives provinciales avant la prestation de serment du nouveau président de la République, comme la loi électorale l'indique", a ajouté Martin Fayulu.

Afin de récupérer ce qu'il considère être son pouvoir, il conseille au chef de l’État actuel de démissionner :

« Le peuple congolais n’est pas avec Monsieur Tshisekedi et Monsieur Kabila. Il veut que sa victoire soit rétablie et qu’eux-mêmes, Monsieur Tshisekedi et Monsieur Kabila, se décident très rapidement. C’est pour cela que nous avons parlé de démission »

« Les gens que vous prétendez diriger ne vous reconnaissent pas, Tshisekedi est venu à Kisangani, on ne l'a pas accueilli, on me dit qu'il est venu la nuit, il est rentré sur les points de pieds comme il est venu. Ce n'est ne pas normal. Il va diriger qui ? C'est ça la crise de légitimité, c'est-à-dire que le gens que vous prétendez diriger ne vous reconnaissent pas », poursuit-il dans une salle acquise à sa cause.
Cette démission n’est pas évidente, lui ont cependant fait remarquer certains étudiants, expliquant que le président Tshisekedi entend exercer ses fonctions jusqu’à la fin de son mandat.

Sur ce point, Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC qui accompagne Martin Fayulu, a appelé les Congolais dans leur ensemble à recourir à l’article 64 de la constitution, ainsi libellé :

« Tout Congolais a le devoir de faire échec à un individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la constitution. »

Et Martin Fayulu d’ajouter que, dans quelques semaines, il compte utiliser les méthodes employées par les Soudanais et les Algériens afin de restituer le pouvoir au souverain primaire. 

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