Formation gouvernement : Amnesty International donne un avertissement au chef de l'état !

Amnesty International demande au président Félix Tshisekedi à ne pas nommer les personnalités soupçonnées d’implication dans des violations des droits de l’homme. Cette ONG l’a fait savoir ce mardi 14 mai par le biais de Joan Nyanyuki, responsable du programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et Grands Lacs à Amnesty International.


« Il ne doit pas nommer des personnes soupçonnées d’implication dans des violations des droits de l’homme à servir au sein de son gouvernement et de toute autre institution de l’État, y compris l’armée, la police et les services de renseignement nationaux, car elles risqueraient de gêner ou de dissimuler des enquêtes sur leur rôle dans de tels actes », peut-on lire dans ledit document.

Cette publication intervient alors que les discussions entre le FCC-CACH se poursuivent pour la formation du gouvernement.

Pour rappel, 15 personnalités congolaises sont visées par les sanctions de l'Union européenne parmi lesquelles plusieurs proches de l’ancien président Joseph Kabila. C’est notamment Evariste BoshabRamazani etc.Amnesty appelle à des poursuites pour ces personnalités accusées d’atteinte aux droits de l’homme.

« Les Congolais veulent la justice et la responsabilité pour les violations passées. Ils veulent que toutes les personnes soupçonnées de violations des droits de l'homme et de violations - y compris d'anciens membres du gouvernement, de l'armée, de la police et des agences de renseignements nationales - soient tenues pour responsables », ajoute Joan Nyanyuki.

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