Félix Tshisekedi/Joseph Kabila, un mariage de raison !

La rupture n'a pas eu lieu. Félix Tshisekedi a franchi dimanche la barre symbolique des 100 jours à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), sans parvenir à sortir de l’ombre de son prédécesseur Joseph Kabila, qui continue à avoir la mainmise sur de larges pans du pouvoir.



Les bons jours, il faut une heure et demi de route pour franchir la cinquantaine de kilomètres d’avenues embouteillées qui séparent la cité de l’Union africaine (UA) de la ferme de Kingakati. La résidence du nouveau chef de l’État, Félix Tshisekedi, et celle de Joseph Kabila, son prédécesseur, sont situées de part et d’autre de la capitale congolaise, mais le fossé n’a rien d’insurmontable pour l’instant.

C’est un cap plus symbolique que fatidique que Félix Tshisekedi a franchi ce dimanche 5 mai. Cent jours après avoir été investi président de la République, il peut se targuer d’avoir très largement participé à une décrispation politique.

Son bilan reste cependant entaché par l’emprise du Front commun pour le Congo (FCC, coalition de Joseph Kabila) qui détient la majorité dans les assemblées législatives, entretenant le débat sur le « président réel » qui agite une opinion publique qui s’interroge sur qui, de Félix Tshisekedi ou de l’ex-chef de l’État.

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