Après son évasion spectaculaire de la prison de Makala, Ne Mwanda Nsemi refait surface !

En République démocratique du Congo (RDC), l’ancien député national Ne Muanda Nsemi, chef du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala, aussi connu sous le nom de Bundu dia Kongo, est réapparu à Kinshasa ce lundi 6 mai, deux ans après son évasion spectaculaire de la prison de Makala, dans la capitale congolaise. Il avait été arrêté le 3 mars 2017, après trois semaines d’affrontements entre ses adeptes et les forces de l’ordre dans le quartier de Ma Campagne à Kinshasa. Recherché par la justice notamment pour outrage au chef de l’État et incitation à la violence, il avait ensuite été détenu à la prison de Makala jusqu’à son évasion.


À la surprise générale, Ne Muanda Nsemi a été présenté ce lundi 6 mai à Kinshasa au cours d’une conférence de presse organisée par Joseph Olenghankoy. Le président du Conseil national de suivi de l’accord politique de la Saint-Sylvestre évoque l’implication de plusieurs institutions du pays, qui a abouti à ce résultat : « C’est avec l’appui du chef de l’État, qui est le magistrat suprême. C’est avec l’appui de toutes les institutions du pays que nous avons réussi à réaliser, aujourd’hui, la présence de Ne Muanda Nsemi. Il n’a pas été tué. »

Prenant la parole brièvement, Ne Muanda Nsemi, a évoqué le souci de consolider la paix : « Un pays dont les citoyens sont constamment inquiets ne se développera pas. C’est pourquoi je suis venu pour consolider la paix dans ce pays. Je suis venu pour travailler avec la gauche et la droite, et qu’on puisse connaître la paix dans notre pays, construire le pays. »

Rien n’a filtré sur ses activités pendant la période de clandestinité : « Je vais me reposer pendant un temps et je vous fixerai un jour où je tiendrai une conférence de presse pour poser toutes les questions que vous voulez », a ajouté Ne Muanda Nsemi.

Si les circonstances de cette réapparition restent à l’élucider, on sait cependant qu’elle intervient après la libération de plusieurs prisonniers politiques.

Commentaires