Moise Katumi, invité sur le plateau de France 24, caresse Félix Tshisekedi dans le sens du poil !

Ce lundi sur la RFI et France 24, à l'occasion de sa première sortie médiatique depuis l'élection présidentielle, l'opposant, en exil depuis trois ans, a annoncé, son retour dans son pays. S'il a épargné le président Félix Tshisekedi, il s'est montré en revanche très critique à l'égard de celui qu'il considère comme son seul ennemi, Josepk Kabila. 


« Joseph Kabila, c’est le mal », a une fois de plus déclaré Moïse Katumbi. Après trois ans d’un exil forcé, l’opposant sera bientôt de retour chez lui. « Je rentre le 20 mai à Lubumbashi par avion », a-t-il indiqué à l’occasion de sa première sortie médiatique post-élection présidentielle.

Épargnant largement Félix Tshisekedi, à qui il sait gré d'avoir libéré les prisonniers politiques et mis un terme au harcèlement de l'opposition, Moise Katumbi, tout en confirmant qu'il restait dans l'opposition, a indiqué, sans surprise et à rebours de la position de Martin Fayulu qui continue à réclamer « la vérité des urnes », qu’il ne contesterait pas la victoire de M. Tshisekedi à la présidentielle au nom, a-t-il dit, de « la préservation de la cohésion nationale. »
En revanche, M. Katumbi n’a pas hésité à égratigner Joseph Kabila, responsable selon lui de la situation catastrophique dans laquelle se trouve le Congo depuis plusieurs années tant sur le plan économique que sécuritaire.

Durant son interview, Moïse Katumbi a appelé à la création d’une commission pour répertorier les crimes commis contre au Congo depuis 20 ans et recenser l’ensemble des victimes. Une mesure qui vise directement Joseph Kabila, au pouvoir ces vingt dernières années.
Pourquoi M. Katumbi a-t-il épargné Félix Tshisekedi et chargé Joseph Kabila ? Pour des raisons politiques sans doute. Le nouveau président ayant probablement facilité les démarches en vue du retour de l’ex-gouverneur du Katanga dans son pays que son prédécesseur a, lui, toujours cherché à empêcher.

Mais il y a aussi une raison de principe, nous explique un proche de M. Katumbi au moyen d’une métaphore sportive. « Dans un match de football, lorsque un but est validé alors qu’il n’aurait pas dû l’être, est-ce la faute du joueur qui a marqué ou bien de l’arbitre ? » , fait mine de s’interroger celui-ci, avant de répondre : « l’arbitre, bien sûr ! »

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