Trafic d’êtres humains : Un convoi contenant une cinquantaine d’otages dont une majorité d'enfants, intercepté à Gonsé !

Ce lundi 3 février 2020, c'est une cinquantaine d'individus qui échappe à la traite grâce à l'intervention des forces de police de la ville de Gonsé, dans le centre du Burkina Faso.
D'après les informations émanant des autorités, ces jeunes proviennent de la région du Plateau Central, du Centre-Est et du Centre Nord.
Certains de ces otages avaient pour destination Bobo Dioulasso, le Mali et la Côte d?Ivoire pour être employés sur des sites d'orpaillage. 


Ils sont au nombre de 50, dont 38 enfants agés de 13 à 17 ans et 12 adultes, qui ont échappé à la traite grâce à l'intervention des services de sécurité de la ville de Gonsé.
Ils allaient etre traités comme de la marchandise, exploités ou même échangé contre de modiques sommes d'argent.
Ces dernières années, ce fléau a pris des propensions alarmantes au Burkina Faso.

'' C'est un phénomène récurrent. Il est important que les populations soient sensibilisées sur la mobilité des enfants surtout ceux de la rue. Parce que nous sommes dans un contexte de défis sécuritaire et vous savez que l'enrôlement des candidats au terrorisme passe par l'enrôlement de ces enfants '', affirme la ministre en charge de l'action humanitaire, Marie Laurence Marshall.

Marie Laurence Marshall interpelle par ailleurs les parents sur le fait qu'ils doivent prendre leurs responsabilités, et les exhorte à faire preuve de plus de vigilance.
'' Nous avons donc besoin que les parents prennent en charge leur enfant jusqu?à la maturité et même aujourd'hui 18 ans, l'enfant n'est pas assez mature pour aller à l'extérieur '', dit-elle.

Halidou Nabaloum, l'un des parents explique que certains n'ont pas été au courant du départ de leur enfants, sinon ils n'allaient pas le leur permettre.
'' Vous savez, il y a des enfants ici dont les parents n'ont aucune nouvelle d'eux depuis des lustres. Il y en a aussi notamment ceux en provenance du centre nord qui sont abandonnés par leurs parents fuyant les attaques terroristes, donc, le problème est complexe '' ajoute-t-il. 

Notons qu'à la base de ce phénomène se trouve la mobilité des enfants au Burkina en ces périodes de crise socio-politique.
Raison pour laquelle lorsque les enfants reviennent dans le territoire, des actions de protection sont entreprises à leur profit. Il s'agit entre autres, du suivi des enfants dans leur localité pour leur réinsertion, et des séances de sensibilisation.

 

 

 

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