Près d’un an après l’alternance, l’Union européenne doit maintenir ses sanctions contre 14 hauts responsables !

Près d’un an après l’alternance présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), la majorité des hauts responsables de l’ère Kabila sous les sanctions européennes sont restés à leurs postes ou dans la sphère politique et sécuritaire. Aucune mesure judiciaire à leur encontre n’a été prise par les autorités congolaises, alors que certains sont soupçonnés d’être responsables de graves crimes. 


C’est pourquoi nos organisations demandent à l’Union européenne de maintenir et prolonger les mesures restrictives – qui arrivent à échéance le 12 décembre 2019 - contre 14 hauts responsables, et demandent aux autorités congolaises de prendre des mesures judiciaires à leur encontre.


Ces 14 individus, qui voient leurs avoirs gelés et sont interdits de visa pour l’Union européenne (UE) depuis quelques années (1), continuent à occuper des fonctions clefs dans l’appareil d’État politique et sécuritaire congolais, tout en jouissant d’une totale impunité pour les violations graves des droits humains dont ils sont présumés responsables et en raison desquelles l’UE a adopté des mesures restrictives à leur encontre.

Chef d’État-major adjoint de l’armée, Inspecteur général de l’armée, Directeur des écoles de formations de la police, ou encore Assistant principal du chef de l’État en matière de sécurité, ces individus demeurent en position d’influencer les orientations et mesures politiques et sécuritaires prises par les nouvelles autorités, que ce soit par leurs fonctions à la tête d’entités opérationnelles ou au sein d’instances politiques et législatives du pays (2).

"Dans le contexte actuel de transition politique en RDC, la levée précipitée des sanctions risque d’être interprétée comme une caution à l’impunité généralisée et comme un abandon du soutien aux victimes des répressions politiques sanglantes de l’Ancien Régime. Elle affaiblirait grandement les pressions internationales à l’égard des autorités actuelles, qui visent à ce qu’elles s’engagent à instaurer un État de droit enfin respectueux des valeurs démocratiquesinsiste Dismas Kitenge, Président du Groupe Lotus.

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