La RDC demande à l’Union européenne (UE) et aux Etats-Unis de lever les sanctions prises contre certaines personnalités congolaises !

Dans quelques semaines, l'Union européenne doit décider de renouveler les mécanismes engagés contre une quinzaine de personnalités congolaises. Lorsqu'il s'est rendu à Bruxelles, le président Félix Tshisekedi a demandé à ce qu"elles soient assouplies. Certains européens plaident dans le même sens, mais des ONG mettent en garde contre l'impunité. 


La semaine dernière, au Conseil des droits de l’homme de l'ONU, le nouveau ministre congolais des Droits humains, un proche de Lambert Mende, lui-même sous sanctions, a été catégorique sur le sujet : les sanctions doivent être levées. Mais, selon un diplomate européen, « rien n’aurait pu être envisagé sans la demande effective de Félix Tshisekedi qui, ces derniers mois, ne s'est pas lui-même prononcé, créant une certaine ambiguïté. »

Le ministre congolais des Droits humains, André Lite estime que ces sanctions, qui consistent au gel des avoirs et interdiction de visa pour l'UE et les Etats-Unis, ont été prises en violation de la présomption d’innocence. Et donc, elles doivent être levées sans conditions.

« Je suis, en ma qualité du ministre de promotion et de protection des droits humains, contre lesdites sanctions parce qu’elles violent le droit international. Tous les experts peuvent s’accorder là-dessus. En prenant ces sanctions, par ces puissances, on a ignoré le principe de présomption d’innocence et son corollaire de droit de la défense. Personne parmi les victimes de ces sanctions n’a été approchée », a argumenté André Lite.

Depuis, les réunions se multiplient côté européen, les requêtes aussi à destination des organisations de défense de droits de l’homme et des autres partenaires. « Pour maintenir ces personnalités sous sanction, il nous faut des nouveaux éléments publics, articles ou rapports d’ONG, qui prouvent qu’ils continuent de nuire, et on n’en trouve pas », explique encore ce diplomate.

Et c’est l’argument utilisé par les États qui souhaitent la levée des sanctions. Qu’avec l’avènement de Félix Tshisekedi, les « sanctionnés » auraient perdu de leur pouvoir de nuisance. « Pas dans l’armée, les services de sécurité, ils sont partout, jusqu’à la présidence », rétorque un activiste.

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