Le Président de la République Démocratique du Congo s’est adressé devant la population locale, à la place de l’indépendance !

C’est la phrase de ce début de semaine. Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi a déclaré, lundi 7 octobre, qu’il était « prêt à mourir » pour la paix dans l’est de son pays, en proie à l’insécurité des groupes armés depuis vingt-cinq ans. 



« Notre combat sera celui de vous apporter la paix, une paix définitive, une paix nécessaire pour la stabilité de notre pays », a déclaré le chef de l’Etat congolais lors d’un rassemblement public à Bukavu dans le Sud-Kivu. « Et cette paix, croyez-moi, je suis prêt à mourir pour qu’elle soit une réalité », a-t-il ajouté, de retour d’un séjour de près de trois semaines à l’étranger.

Lors de sa campagne il y a un peu moins d'un an, il avait promis d'installer l'état-major de l'armée dans l'est de la RDC, ou des dizaines de groupes armés sont encore actifs. D'ailleurs, près de 200 personnes ont été enlevées entre janvier et septembre dans cette zone du nord-est de la République démocratique du Congo frontalière de la République Centrafricaine et du Soudan du Sud, indique lundi le bulletin du bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

« Entre janvier et septembre, divers groupes armés ont enlevé 183 civils dans les provinces (du Haut-Uéle et Bas-Uéle), dont 34 enfants et jeunes. D’autres groupes armés non identifiés ont enlevé 11 civils, dont 5 enfants et jeunes », peut-on y lire.


Dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu de RDC, occupées par des dizaines de milices, des enlèvements sont régulièrement signalés : 76 dans ces deux provinces au premier semestre 2018, selon l’ONG Human Rights Watch (HRW) et le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’université de New York.

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